Une Philosophie pour le 21ème siècle ? Une ETHIQUE Appliquée

1 . Une Philosophie pour le 21ème siècle ? Une Ethique appliquée.

Introduction

DE LA CITOYENNETE UNIVERSELLE : Prétendre à une Philosophie du 21ème siècle ne serait pas très sérieux : puisqu’il est difficile de croire à une Philosophie unique, qui en sa totalité serait encline à décliner vers un nouveau totalitarisme : Or,après la Shoah, des Philosophes tels Hans Jonas (Une Ethique pour le futur) ou tel Emmanuel Lévinas (Ethique comme Philosophie première) ont abordé, en authentiques Philosophes, ce qui déjà maintenant en l’Histoire de la Philosophie, se praxise en interventions ou donc en nomination d’une Ethique pour la Philosophie.

 D’interventions philosophiques en publications, l’histoire de la Philosophie « post-Shoah » rencontre une figure célèbre avec Hannah Arendt : cette femme, docteur en Sciences Politiques praxisa en pionnière, l’actualisation du Droit international depuis 1948 tout comme l’incorporation des témoignages de survivants et l’actualisation des recherches sur l’Histoire de la Shoah (Poliakov et Hilberg), en ce que donc les formes d’interventions philosophiques devenaient alors.

Gilles Deleuze, dans le même moment, entre « anti-Oedipe » (essai de critique de Freud et Marx) et anti-psychiatrie (référent aux camps d’aliénés durant la Shoah), intervenait surtout en historien de la Philosophie en la définissant telle « Une création de concept » (« Qu’est-ce que la Philosophie ? »).

Si Althusser, tout comme Sartre, actualisaient autant que faire se peut les formes de Philosophies classiques du 20ème siècle, (Freud et Marx / L’Être et le néant), ce sont aussi les témoignages et publications des survivants, de Primo Levi à Jorge Semprun, de Elie Wiesel à Charlotte Delbo qui rencontraient alors des questionnements philosophiques que d’autres, tel Soloveitchik ou Fackenheim, commençaient à écrire entre justement, Philosophie classique et réflexions philosophiques après la Shoah.

 Peut-être Lévinas demeure la figure philosophique de la fin du 20ème siècle qui, d’Ethique et Infini, à Ethique de la Philosophie, a réussi à cerner et centrer une problématique, en fait une phénoménologie en cette histoire de la Philosophie, qui, aujourd’hui encore, a gardé toute son acuité.

Or donc, avec encore l’école de Francfort et Jurgen Habermas, cette Philosophie de la fin du 20ème siècle approchait directement le combat contre les révisionnistes et ce que dans un deuil impossible, Jean-François Lyotard évoqua d’après Auschwitz : « l’impossibilité de nommer, de juger, de comprendre ».

 Il fallait encore compter avec des œuvres apparemment « non philosophiques » quand Claude Lanzman avec le documentaire intitulé « Shoah », rendait pourtant compte de l’inscription de l’évènement dans l’Histoire, actant tant de la mémoire de la Shoah dans l’espace que dans une réflexion sémantique : avec « Shoah : un signifiant sans signifié », évoquant la destruction en commençant à en nommer les limites en cette nominatoire de la destruction, c’était encore Marrus ( l’Holocaust dans l’Histoire) qui inscrivait « en dehors de toute philosophie », cette reconnaissance historique de l’évènement , quand donc les premières définitions de « négationnismes » (Husson), actualisaient, en cette histoire d’après la Shoah, les formes juridiques.

La Philosophie de la fin du 20ème siècle se raconte entre les formes de continuation d’une « scholastique » de l’histoire de la Philosophie, où donc, l’évènement nommé Shoah donna à émaner, dans tous les courants de la recherche internationale, tant des interventions philosophiques actualisant donc les réflexions, que des recherches « non philosophiques » qui précisèrent en leur complémentarité, l’ensemble de cette Histoire de la Philosophie post-Shoah.

 Aux niveaux internationaux de la recherche internationale et dans des objectifs d’Universalité.

 

1. Une Philosophie pour le 21ème siècle ? Une Ethique appliquée.

 Si Lévinas demeure le philosophe de l’après Shoah ayant profondément inscrit une réflexion sur l’histoire de la Shoah en une Philosophie bien reconnue, la place effective de l’Ethique est nommément très importante, en ce que Lévinas donc travailla aussi telle une praxis : de l’Ethique au Visage, l’Ecriture encore chez Lévinas transcrit autant qu’elle trace dans la syntaxe, ce que cette Philosophie ne pouvait peut-être que donner à voir en cette écriture , telle une individuation où, du rapport à l’Autre au rapport à Soi, Visage et Ecriture alors s’écrivaient en cette conjugaison du tracé.

A la manière d’un Peintre, c’est encore en Ethique et Infini, que Lévinas décrit cette globalité sphérique, pour en donner à comprendre la ligne infinie d’une Ethique que l’écriture encore s’efforça autant de nommer que de comprendre, de travailler que de donner à intelligibiliser. Lévinas, du survivant au Philosophe, est encore un praticien qui, incorporant témoignages et actualisations, interrogea profondément encore la tradition (Esther : lectures talmudiques), pour en comprendre peut-être, ce qui justement pouvait alors s’écrire d’une Philosophie au 20ème siècle.

Aussi cette réflexion pour présenter ici un ouvrage, une démonstration et une proposition qui en sa praxis comme en sa conceptualisation, s’écrit telle une Philosophie du 21ème siècle : Ethique appliquée.

 

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La démonstration comprend différents degrés et différentes validations interdisciplinaires quant encore et surtout, c’est aussi évidemment en référence à Lévinas que, du passage de la Philosophie du 20ème siècle, à ce que pourrait devenir une Philosophie pour le 21ème siècle, il est possible de nommer, reconnaître, conceptualiser, praxiser et démontrer encore, d’une ETHIQUE APPLIQUEE.

2 . Ethique appliquée : de l’Histoire à la Philosophie

La démonstration s’appuie d’abord sur une recherche concernant la réception historiographique du Livre d’Esther, jusqu’à l’histoire de la Shoah, et encore, jusqu’au 21ème siècle.

 Cette base historique en soi, tend à démontrer d’abord une Ethique de la Phénoménologie de l’Histoire qui se déroule telle une Histoire de la Phénoménologie de l’Ethique : issu du Judaïsme et rencontrant toutes les actualisations humanistes, des Lumières puis du 19ème et 20ème siècle, cette historiographie rend compte d’une Ethique appliquée aux différents Champs de Reconstruction des Savoirs scientifiques dans l’Histoire (Antiquité, Renaissance, Révolutions de Droits Humains, l’après WW1, l’après Shoah), jusqu’au notre, en ce début de 21ème siècle.

On retrouve dans l’histoire post-Shoah, cette Ethique appliquée dans l’Ethique des Justes des Nations et donc, en ce que tel que précédemment évoqué, les philosophes du 20ème siècle en ont aussi acté.

En l’Histoire, définie quasi comme telle depuis le Livre d’Esther, cette Ethique appliquée prend sa première définition en l’Ethique de Spinoza, quand donc Lévinas au 20ème siècle en actualise tant la valeur, que la praxis après la Shoah.

En démontrant que cette Ethique appliquée dans l’Histoire se reconnaît en soi en cinq niveaux (Esther en Judaïsme, Spinoza, Les Droits Humains, Les Justes des Nations et les Philosophes tel Lévinas), la reconnaissance encore de celle-ci au 21ème siècle se comprend donc en différentes manières :

- telle une Praxis non nommée comme telle mais pourtant bien réelle

- telle une valeur Philosophique qui se définit telle une praxis

- telle une praxis sociétale actualisant savoirs, droits et épanouissements

- telle une Valeur acquise en la Connaissance Humaine contre les criminogénies

- telle donc, une Philosophie première, une praxis en Soi.

3 . Un CONCEPT défini juridiquement, historiquement, phénoménologiquement, scientifiquement

C’est pourquoi poser la question d’une Philosophie pour le 21ème siècle invite tant à répondre historiquement et philosophiquement par l’Ethique appliquée, quand donc celle-ci aujourd’hui peut encore se démontrer et se voir présenter, telle une Philosophie praxis.

Cet essai présente la démonstration du concept d’Ethique appliquée, tel que celui-ci en soi se praxise aujourd’hui, quand donc, la présentation historique, reprenant les valeurs des éthiques appliquées jusqu’au 20ème siècle, comprise dans son actualisation, autorise justement d’élaborer cette conceptualisation, telle une définition de Philosophie possible au 21ème siècle.

 La démonstration pratique, et très concrète depuis l’histoire de la Shoah en ce qu’encore les actualisations éducatives actent en ce début de 21ème siècle, prend donc la forme d’un récit historique, celui de l’historiographie du Livre d’Esther, pour alors se donner en sa forme conceptuelle dans une analyse comprenant ce qui, d’en l’Enseignement à l’Histoire de la Shoah et ses actualisations au 21ème siècle, se praxise effectivement d’une Ethique appliquée.

La reconnaissance de cette praxis, son ancrage historique et phénoménologique à travers les générations, la valeur de son actualisation chez Lévinas et ses formes d’applications aujourd’hui au 21ème siècle, en donne ainsi un CONCEPT définit historiquement, phénoménologiquement, juridiquement, éducativement et artistiquement encore.

C’est jusqu’en cette interdisciplinarité et intertextualité pratique, d’une Philosophie pratique aussi, au 21ème siècle, que ce CONCEPT d’ETHIQUE APPLIQUEE se reconnaît, se définit et encore s’applique donc, en ce que donc il est possible d’en articuler concrètement alors tant dans l’Histoire de la Philosophie que donc aussi « pour une Philosophie du 21ème siècle ».

Intervention autant que conceptualisation, démonstration autant que reconnaissance, praxis autant que réflexion, cette Ethique appliquée rencontre les champs de la reconstruction actuelle des savoirs en toute leur plénitude : philosophique, éducatif, artistique, juridique, sociologique, psychanalytique, sémantique, linguistique, historique et jusqu’en sciences politiques, sciences des religions et laïcités du 21ème siècle, cette Ethique appliquée se vit autant qu’elle se praxise alors en ce que ce CONCEPT aujourd’hui ARTICULE en sa définition déontologiquement référente aux recherches sur l’histoire de la Shoah et en ce que ses applications REPRESENTENT aujourd’hui de l’Histoire au 21ème siècle :

A tout le moins, une interrogation profonde sur la Question justement des Représentations de l’Histoire humaine au 21ème siècle, quand donc justement, cette interrogation rencontre en le concept d’Ethique appliquée, une réponse à tout le moins pratique, mais aussi actualisant donc la REPRESENTATION de l’Histoire, en ce 21ème siècle.

L’Histoire de la Shoah, de son Unicité, à son inscription dans l’Histoire humaine aujourd’hui, actualise comme jamais auparavant une Universalité fondée tant en soi sur une actualisation tant du Droit International que donc aussi en des Représentations de l’Histoire Humaine en toutes les cultures : 65 ans de recherches et aujourd’hui d’Educations universalisées ont profondément modifié et transformé notre rapport à l’Histoire et à ses représentations quand donc, en cette ETHIQUE APPLIQUEE aujourd’hui , nous assumons à tout le moins un minima qui, alors se transcrit en ses applications telle une ACTUALISATION des Représentations de l’Histoire.

L’Ethique appliquée, en tant que concept, émane de cette Histoire, de différents champs et spécifiquement de celui de l’Histoire de la Shoah, quand donc, définie et praxisée, cette Ethique appliquée s’actualise et actualise les Représentations Historiques.

 En tant que Philosophie du 21ème siècle, praxis et bien concrète, nous allons en définir et esquisser, démontrer les tenants et les aboutissants, pour encore en faire émaner en cette Conceptualisation, la Raison et la Beauté aussi, quand donc encore sa Praxis lui redonne sa vraie valeur en l’Histoire de la Philosophie actualisée : celle ou, de sa reconnaissance à son usage concret, son actualisation lui accorde encore ce qu’en ses approfondissements, ne peut pas ne pas donc, se définir, se praxiser, se reconnaître de Bon, de Bien, de Juste et de Vrai, évoquant alors de son Visage invisible, tant la Tradition antique qui lui donna naissance, que, tout au long de l’Histoire, ses formes et mouvements contemporains, la reconnaissant encore telle une Philosophie du 21ème siècle.

4 . Une Histoire de la phénoménologie de l’Ethique en une Ethique de la Phénoménologie de l’Histoire

Si l’ETHIQUE APPLIQUEE, en l’Histoire de la Phénoménologie de l’Ethique, se donne encore en une Ethique de la Phénoménologie de l’Histoire, c’est encore en ce que justement les Représentations de l’Histoire Humaine en ont déjà donné à voir, à comprendre et à vivre, quand donc, son actualisation alors, la nommant et la reconnaissant comme telle, Philosophie à part entière, de sa praxis à son concept, lui en dépeignent alors les multiples Visages pour le 21ème siècle.

Puisqu’en effet, si celle-ci se décline en de multiples applications, sa définition ici n’en émanera que dans les formes que notre démonstration interroge tout le long de cet essai :

D’Esther à l’histoire de la Sexualité, d’Esther à l’histoire de l’Education, d’Esther à l’Histoire de l’Art, l’Ethique appliquée s’écrit-elle encore Ethique de la Sexualité, Ethique de l’Education et encore Ethique de l’Art ?

 Si l’ensemble de la publication, de l’Historiographie à la synthèse Témoignages-Théâtre en Antigénocides Art center, des Pièces de Théâtre aux Paintings ne cesse d’en évoquer, écrire et praxiser même les tenants et aboutissants, c’est aussi parce que cette TRAVERSEE de cette et ces matières même, alors donne à comprendre la démonstration de sa Valeur physique, corporelle jusqu’en sa sémantique et linguistique, de corps et de personnages, en les langues du Théâtre et de la Peinture encore, en ce que, de l’Ethique de la Sexualité à la place de Sade-Lacan en ces Champs de Reconstruction des Savoirs scientifiques du 21ème siècle, un Philosophe du 21ème siècle ne pouvait pas NIER du CORPS, de la Présence des Corps et des Langages aujourd’hui : depuis, après la disparition de corps dans les camps d’extermination, à nouveau des corps présents dans les libérations sexuelles contemporaines ; là encore où, les langages actuels doivent se comprendre en les images « sans corps » de la télévision omniprésente : quand pourtant les corps de la troisième génération après la Shoah existent bel et bien. Jeunes encore.

C’est donc en cette pleine présence, d’Histoire, de faits historiques, de Peintures, de Théâtre, de Droit , de Cours et de Réflexions, de Témoignages, de réflexions sur le Corps au Théâtre et en les praxis mêmes qu’encore donc, des langues aux langages, cette démonstration se déroule : aussi à la manière d’un roman historique, aussi à la manière d’un conte pour enfant, aussi en pièces de Théâtre et Peintures nommément référentes à la définition conceptuelle.

« Vers l’Ethique appliquée » présente donc le Concept d’Ethique Appliquée en cette démonstration historiographique et philo-praxisée, quand donc cette valeur se comprend en sa praxis telle une modalité simple, évoquant à tout le moins en la troisième génération après la Shoah, une synthèse possible des approfondissements des deux premières générations.

C’est aussi et surtout jusqu’en cette compréhension simple, accessible à tous dans sa propre actualisation, et très importante dans les applications qui relèvent de notre RESPONSABILITE, que le choix de présenter ce Concept d’Ethique Appliquée est devenu tant une évidence qu’encore un plaisir, là où sa praxis évoque encore, en une Ethique de la Sexualité, une Philosophie de l’Erotisme.

Ceci, c’est la traversée et la matière même de la démonstration jusqu’en l’Atelier du Peintre, qui en soi permet d’en comprendre la Qualité, quand donc, depuis les Questions de Chagall, l’actualisation même de la Peinture au 21ème siècle rencontrait évidement et très profondément cette ETHIQUE APPLIQUEE.

C’est peut-être en cette limite, transgressée autant qu’exploratrice, en la Paint, que l’Ethique appliquée se donne alors telle cette Philosophie Erotique de l’Ecriture, quand le Livre, objet du dévoilement d’un déroulement d’une Erotique donc, appliquée à l’Ecriture, ressemble à une grande fresque historique, le portrait d’une femme, un parfum encore….

Ainsi, entre individuation et autoportraits, cette Ethique Appliquée se raconte encore, telle que cette Philosophie pour le 21ème siècle se décrit aussi en Théâtre et en Peinture aujourd’hui.

5 . L’ETHIQUE APPLIQUEE : UNE PRAXIS

Le concept en donne à comprendre les praxis, les praxis en donnent à approfondir la compréhension acquise, et l’entièreté de cette intelligibilité en accueillit autant qu’elle en trace l’existence.

 Ceci était impossible à nier. En voici la proposition.

En espérant que celle-ci vous advienne en son Ethique appliquée, telle donc autant une Reconnaissance qu’un Plaisir, et, en ses actualisations, une Evidence autant qu’une Responsabilité.

Humaine.

 

Laurent BEAUFILS-SEYAM – Master de Recherche – Metteur en scène de Théâtre -

Graduates ISHS Yad Vashem – Performer & Philosophe. Concept EA EA actif.