Groupe de recherches théâtrales Labo-nomade  » Esther 21 : une Histoire d’Amour « 

En la rencontre avec le Théâtre d’Or, devenu depuis L’ECART, Espace de Créations Arts & Recherches Transdisciplinaires, situé à Boussac-Bourg ( 23, dans les Maisons de Justes des nations …) ,

a été initié un groupe de recherches théâtres en Mai 2018.

L’objet de cette recherche fut d’explorer une dramaturgie intitulée  » Esther 21 : une Histoire d’Amour « , écrite à 4 mains avec Julie Colaiacovo et performée dès juillet-août 2008 au Groupov à Liège.

Nous commençâmes par des lectures performées longues de 4 heures, avec Marie Lopès, Cécile Duval et Bruno Jouhet. Puis furent invités dès juin 2018,  Anne Germanique Corroler, compositrice en musiques électro-acoustiques, Michel Parrot, comédien, Chantal Lécluze, danseuse, Céline Butté, chorégraphe, Rosi Andrade, comédienne, Charlotte Lesueur, danseuse, Nadia Lena, performer compositrice Noise…

Puis arrivèrent encore en juillet 2018, César Hupaya, metteur en scène brésilien, et Eléonore Minot, danseuse…

Les séances furent autant, à chaque fois la première fois, des performances à chaque fois originales : à chaque séance de travail-recherches, nous explorâmes différents lieux : des champs aux granges, des maisons aux jardins et théâtre donc…

Si la dramaturgie fut  » découpée » en trois actes principaux, quand il s’agit d’une écriture contemporaine, nous optèrent encore pour trois choeurs : un choeur de narrateurs, un choeur de danseuses, et un choeur de musiciennes compositrices.

Sur base de lectures performées, les trois choeurs se rencontrèrent peu à peu….selon les disponibilités des performers, à un rythme  bi-hebdomadaire en moyenne…

Il y eu aussi des séances de recherches  » en extérieur  » tel qu’aux Pierres Jaumâtres, et ou des propositions de compositions musicales crées par Anne et Nadia en dehors des séances collectives.

Le processus de création consista à laisser LIBRES les Performers, chacune et chacun avec leurs propres matériaux et langages, réflexions et byo-rythmes.

La créativité et les désirs du groupe permit aussi de rechercher de nuit, quand donc le 12 août 2018, nous avons performé l’ensemble des 4 heures d’  » Esther 21 : un Histoire d’Amour  » , depuis les Champs, les Maisons, les Granges, encore les Champs puis le Théâtre.

Il existe de nombreuses traces, photos, vidéos de toutes les séances, ainsi que la recherche sur un Acte 4 : puisqu’en effet, la dramaturgie  » Esther 21 : une Histoire d’Amour  » est une RE-ECRITURE contemporaine du Livre d’Esther ( de la Bible hébraïque ) , quand donc l’Acte 4 se désire l’accompagnement de la lecture du livre lors de la Fête de Pourim, où donc une déambulation, depuis l’ECART jusque au village de Boussac, fut explorée vers Octobre 2018.

Rosi Andrade désira travailler sur fragment de la dramaturgie,  » Esther Shoah » pour sa création  » Pas de femmes dans la ville  » présentée en novembre au Théâtre de l »Ile Saint Louis  » à Saint-Denis ( 93 ) , en compagnie de Soraya Freire et Nathalie Moreau.

La rencontre de ces 12 performers, en comptant Céline Butte qui, à Londres, explora en solo ( et aussi avec Chantal Lecluze ) , le portrait Esther 4 en danse, fédéra une très belle énergie, humaine, à partir de laquelle d’autres projets ont été créés.

A l’initiative de Céline, fut proposé une séance à Paris, le 31 janvier 2019 qui se déroula au Jardin de la Mémoire des Tutsi, Parc de Choisy , Paris 13, en extérieur : intervinrent à cette séance , aussi Soraya Freire en Chant et Nathalie Moreau en Peinture-Fusain live.

Nous explorâmes, différemment que la version des 8 heures de performances en comptant l’acte 4, un montage d’une heure et demi intitulé  » ESTHER 21 : RWANDA « , proposé pour le Festival Ubumuntu du Mémorial de Kigali, où Michel Parrot proposa d’inclure un poème intitulé  » Le premier et le dernier de Lidice  » de Yannis Ritsos, Marie Lopes proposa  » Ouvrier Vivant  » de Tarkos, et Bruno Jouhet écrit  » Abyster « , un poème original.

 

 

L’expérience, située en les Maisons de Justes de Creuse du canton de Boussac, invite à comprendre cette forme de recherche entre anthropologie du Théâtre et recherche  » pure « , au sens d’une exploration.

Cette exploration d’un territoire inconnu ….fit se rencontrer les performers issus de différentes formations et écoles, différents langages et expressions, sans vraiment passer par une modalité de travail à table : alors que l’histoire des ré-écritures du Livre d’Esther en Arts sur 2500 convoquent de Véronèse à Rembrant, de Racine à Handel, des Oratorios et Opéras à Chagall, jusque encore Chaplin et Amos Gitaï…entre autres…

Mais puisque cette dramaturgie réécriture contemporaine,  » Esther 21 : une histoire d’Amour  » inclut des  » réécritures de Témoignages : Arménie, Shoah, Cambodge, Yougoslavie , Rwanda « , l’expérience consista aussi à ne serait-ce que traverser la matière, au plus proche d’une authenticité humaine, entre informatif et poésie.

La poéthique de l’écriture ouvrit à des matériaux scéniques et musicaux de très belle qualité, surtout encore dans la consigne d’  » A Chaque fois la première fois … ».

Pour les Historiens et praticiens du Théâtre, c’est une forme adaptée et actualisée d’Ateliers Ici et Maintenant du GROUPOV qui fut expérimentée,  » genre  » Clairière Criaeau  » donc ….

 

Une description plus complète, et une analyse plus profonde font actuellement l’objet d’un écrit prévu pour Mai_Juin 2019.

 

LE FESTIVAL UBUMUNTU à KIGALI nous a sélectionné pour les 12,13 & 14 Juillet 2019 avec le montage  » ESTHER 21 : RWANDA « .

Nous remercions profondément Hope AZEDA et toute l’équipe du Festival Ubumuntu.

 

Pour certaines traces, photos et vidéos, et réflexions sur ce groupe de recherches du labo-nomade  » Esther 21 : une Histoire d’Amour  » , cliquez sur : 

Labo-Nomade ESTHER 21

Notre groupe de Recherches Théâtrales rencontre un nouveau projet, en une expérimentation ouverte sur un second degré où nos praxis affirment l’irréversibilité du Concept d’Ethique Appliquée praxisée.

Bientôt des nouvelles…en une expérimentation traitant l’écocide tel un crime contre l’Humanité, des récidives de génocide, en Amérique du Sud, en Guyane, Papouasie, Tchad, Yemen, où la communauté internationale est en échec absolu, complice des révisionnistes français, plus incapable de répondre à la jeunesse internationale. 

Là, le Corpus de Témoignages, Outils 1,2,3 ( consultez Vers une Ethique appliquée – Les Lumières du Rwanda ) résonne jusque aux interventions R3 de la Justice Internationale.

La création Arts, contre les dépendances TV et corps amorphes, ré-ouvrent aux décomportementalisations et 5 sens : refondations des coupures épistémologiques propres aux changements de paradigmes, assises comparatistes pour condamner les impunités, ( applications dead-line anti-révisionnistes ) et ouverture aux reconstructions des Champs des Savoirs 21 : les langages des Performers, matériaux et biorythmes, actant des propositions et rapports à la défense des lieux naturels, populations autochtones, interventions sociétales pour des réparations concrètes et actualisations des formations du 21ème siècle.

En actualisations.

Laurent BEAUFILS-Seyam pour le Criaeau.org, le mercredi 24 septembre 2019 à 4 heures 28 minutes.